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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:49

Wilhelm Furtwängler

Gustav Heinrich Ernst Martin Wilhelm FURTWÄNGLER, compositeur et chef d’orchestre allemande, né le 25 janvier 1886 à Berlin et mort le 30 novembre 1954 à Ebersteinburg (aujourd’hui un quartier de Baden-Baden).

Whilhelm Furtwängler est considéré comme l’un des plus grands chefs d’orchestre de l’histoire de la musique.

Il reçut une éducation musicale dès son plus jeune âge, développant très tôt une prédilection pour Beethoven, compositeur dont il resta proche artistiquement toute sa vie.

En 1902-1903, Furtwängler étudia la composition avec le chef d’orchestre et compositeur Max von Schillings.

À l’époque où Furtwängler fit ses débuts comme chef d’orchestre, à l’âge de 20 ans, il avait déjà écrit diverses œuvres, notamment sa première Symphonie en ré majeur à 17 ans, créée par la Schlesiche Philharmonie en 1903. Toutefois, l’accueil qu’elles avaient reçu étant très mitigé et dans la crainte de l’insécurité matérielle liée à une carrière de compositeur, il préféra se consacrer pleinement à la direction d’orchestre.

Le 19 février 1906, lors de son premier concert à Munich, il dirigea la Consécration de la maison de Beethoven, poème symphonique de sa composition, et la Neuvième Symphonie d’Anton Bruckner.

Il assura des directions d’orchestre temporaires à Munich (1907-09), Strasbourg (1910-11).

En 1915, il fut nommé à l’opéra de Mannheim, premier poste important et le début de sa fulgurante carrière, il dirigea Fidelio de Beethoven qui fut toujours son opéra favori.

En 1920-22, il travailla à Francfort-sur-le-Main, à Vienne, à la Staatskapelle de Berlin, à l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig en 1922 et, simultanément, à l’Orchestre philharmonique de Berlin ; orchestre auquel il s’identifia toute sa vie.

En 1922, à 36 ans seulement, il devint le principal chef d’orchestre en Allemagne.

Pendant la première partie de sa carrière, il programma très régulièrement des œuvres de compositeurs contemporains tels que Honegger, Pfitzner, Stravinski, Schönberg, Bartok, Mahler, Prokofiev, Nielsen, Ravel et Strauss.

De 1920 à 1935, il travailla avec Henrich Schenker – très grand musicologue viennois – dont les théories font autorité pour l’interprétation de la musique symphonique germanique.

En 1939, il reçut la Légion d’honneur.

Il refusa de mettre les pieds sur le territoire français durant l’occupation, sa relation privilégiée avec la France reprit très vite après la guerre : la France fut le premier pays étranger à l’inviter lorsqu’il reprit ses fonctions à l’Orchestre philharmonique de Berlin en 1947.

Il est laissé aux historiens le soin d’apporter des précisions sur l’attitude de Furtwängler durant la période nazie.

Le 11 mars 1934, il dirigea Mathis Sinfonie de Paul Hindemith.

Le 25 avril 1935, il donna un concert à Berlin consacré à Beethoven.

En 1937, il réalisa une grande tournée en Angleterre où fut enregistrée sa première importante 9eme Symphonie de Beethoven ainsi que de nombreux extraits d’opéras de Wagner. Toujours en 1937, il participa au festival de Bayreuth.

Les 25-27 octobre 1938, il enregistra la Symphonie n° 6 dite « Pathétique » de Tchaïkovski.

Le 7 novembre 1940 à Prague, il joua Ma Vlast de Smetana.

En 1942, il enregistra l’adagio de la Symphonie n° 7 de Bruckner, le Concerto pour piano n° 2 de Brahms, la Symphonie n° 9 de Schubert et surtout la Symphonie n° 9 de Beethoven.

En mai 1943, il dirigea à Oslo et à Copenhague. En 1943, il enregistra l’ouverture de Coriolan de Beethoven, la Symphonie n° 4 de Brahms, les Variations sur un thème de Haydn de Brahms et la Symphonie n° 5 de Beethoven.

Le 26 mars 1944 à Prague, il dirigea la Symphonie n° 9 de Dvorak. Fin 1944, il enregistra la Symphonie n° 3 dite « Héroïque » de Beethoven, le 1er mouvement de la Symphonie n° 8 de Schubert, l’ouverture de Léonore III et la Symphonie n° 6 de Beethoven, les Symphonies n° 8 et 9 de Bruckner.

En 1945, il enregistra la Symphonie en ré mineur de Franck et la Symphonie n° 2 de Brahms.

Fin janvier 1945, il fut décidé d’arrêter le chef d’orchestre mais celui-ci en fut prévenu et se réfugia précipitamment en Suisse dont il franchit la frontière le 7 février 1945. La situation était très difficile : lui et sa famille étaient totalement dépendants matériellement d’amis qui les accueillirent.

Il se lança dans la composition, finit sa 2eme symphonie et commença sa 3eme.

Il reprit sa carrière tout d’abord en Italie.

Le 25 mai 1947, il revient au Philharmonique de Berlin pour diriger les Symphonies n° 5 et 6 de Beethoven et connu un triomphe. En septembre 1947, Yehudi Menuhin vint à Berlin jouer le Concerto pour violon de Beethoven avec Furtwängler.

Toujours en 1947 à Berlin, il dirigea les Métamorphoses ainsi que Don Juan de Strauss. En 1948, il fit une tournée en Angleterre. Toujours en 1948, il enregistra la 3eme des suite pour orchestre de Jean-Sébastien Bach.

En 1949, il enregistra une ouverture de Leonore II de Beethoven ainsi que la Symphonie n° 3 de Brahms.

Le 22 mai 1950 eut lieu à Londres la première des Quatres derniers lieders de Strauss.

En 1950, il dirigea un Ring de Wagner à la Scala de Milan. Toujours en 1950, il enregistra son meilleur Fidelio de Beethoven avec l’Orchestre philharmonique de Vienne. Il dirigea à Vienne un concert célébrant le 200eme anniversaire de la mort de Jean-Sébastien Bach durant lequel il joua lui-même au piano dans le 5eme des Concertos brandebourgeois. Encore en 1950, il enregistra le Concerto grosso n° 10 de Haendel.

Le 29 juillet 1951, il inaugura le 1er festival de Bayreuth d’après-guerre avec la Symphonie n° 9 de Beethoven. En 1951, il interpréta la Symphonie n° 1 de Brahms à Hambourg, le Concerto pour piano dit « Empereur » de Beethoven. Il programma Otello de Verdi au festival.

En 1952, il enregistra Tristan und Isolde de Wagner.

En 1953, il accompagna au piano Elisabeth Schwarzkopf dans les Lieder d’Hugo Wolf.

Aux festivals de Salzbourg de 1953 et 1954, il enregistra plusieurs Don Giovanni de Mozart.

À la fin de sa vie, il devint souvent malade et commença à perdre l’ouïe.

Le 23 janvier 1953, il s’effondra en dirigeant la Symphonie n° 9 de Beethoven.

Le 14 ami 1954, il enregistra en studio la Symphonie n° 4 de Schumann. En 1954, il enregistra le Freischütz de Weber, une ouverture de l’Alceste de Gluck et, surtout, dirigea son ultime Symphonie n° 9 de Beethoven.

En septembre 1954, un drame se produisit : lors d’une répétition de sa Symphonie n° 2, il se rendit compte qu’il n’entendait plus du tout la ligne initiale de basson.

Wilhelm Furtwängler mourut le 30 novembre 1954 d’une pneumonie à Baden-Baden.

 

  

Source : http://fr.wikipedia.org

 

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Publié par Thierry-alias-Jean-Philippe - dans Biographies de compositeurs

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  • : Etude du piano et de la musique classique (baroque) depuis novembre 2004 (début à 39 ans). Présentation, biographies de compositeurs, biographies de personnages importants, lexiques des termes musicaux, instruments de musique, divers articles musicaux, morceaux enregistrés, vie quotidienne, albums photos
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Thierry alias Jean-Philippe :

 

J’ai débuté l’étude du piano et réappris en totalité le solfège à partir de novembre 2004 (piano débuté à 39 ans) car les derniers cours de musique remontent au collège !

Bien que mes intérêts soient tournés vers la musique classique (notamment baroque), mes goûts musicaux sont éclectiques.

Mon vrai prénom est Thierry. Mon pseudonyme vient du fait que je suis un grand admirateur du compositeur français de musique baroque : Jean-Philippe RAMEAU (1683 - 1764) ; d'où le nom Thierry-alias-Jean-Philippe.
Je dispose d’un piano droit Yamaha C109 ainsi que d’un clavier dynamique de 76 touches me permettant d’interpréter des morceaux à l’orgue et au clavecin.

 

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